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Le bois précieux

 

février 2019 – 

Le bois de cocobolo (l’acajou) est un des bois que l’on utilise pour faire de beaux meubles, mais ils ont souvent été faits avec du bois sans permis de coupe (contrôle normalement effectué par le ministère de l’Environnement et de l’Énergie). Au Guanacaste, l’abattage illégal est très courant malgré que ce soit considéré comme un crime environnemental.

La tactique la plus courante est le « blanchiment* » du bois qui permet de le dissimuler parmi des troncs qui ont été coupés légalement.
*technique pour obtenir l’autorisation à couper un arbre en prétextant le danger pour les habitations ou pour la vie des habitants qui a coûté la somme de 560 000 colones à une dame dans le district de Tamarindo pour avoir fait abattre trois arbres dans sa propriété (des pochotes).

Une autre technique est d’acheter des arbres coupés par des agriculteurs qui ont des permis et à d’autres qui n’en ont pas, mais bien entendu, à des prix bien inférieurs que ceux du marché.

Lorsque les bois sont mélangés (illégaux et légaux), impossibles de voir ceux qui sont légaux puisqu’il n’y a aucun sceau mis sur le bois qui ont les permis de coupe du Sinac.

Un arbre de cocobolo peut valoir jusqu’à un million de colones et sur le marché international, le prix peut être dix fois supérieur ! Les amendes ne sont pas assez sévères pour freiner ce problème et c’est pourquoi l’Assemblée législative doit approuver un projet de loi visant à réformer le Code pénal et à en augmenter les sanctions. Selon l’Organisation des Nations Unies, 30% du bois commercialisé dans le monde est illégal.

En 2015, 121 plaintes ont été déposées et 233 en 2018.

Pour gagner contre les crimes environnementaux, il est donc nécessaire de les dénoncer. Pour ce faire, vous pouvez appeler le 911 ou le faire (anonymement ou publiquement) sur le site internet de Minae (vous pouvez joindre de courtes vidéos et des photographies). Autre numéro de téléphone possible : 1192 (de 7h à 17h). Les plaintes sont reçues en anglais et en espagnol.

 Diego Rica

Pour l’article complet en Espagnol – ici

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